A L B U M (1997) Epuisé prix de vente copie 10 euros

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Tu
me dis ces gens est-ce qu'ils y croient,
De fer de bois de chocolat,
Je ne vois pas de trace derrière leurs pas,
Peut-être ils volent j'veux pas l'savoir.
Ils sont si beaux dans leurs costumes,
Cravates en soies les soirs de lune,
Ils voudraient vivre mille et une vie,
Ces Aladins de tout l'paris.
Pendant ce temps,
moi je les vois,
J'me marre je croque une
noix de kola.
Le petit doigt
suffira-t-il,
A écouter tout ce qu'il se dit,
Dans les couloirs du grand château,
De mister Hyde mister Jeckyl.
On dit qu'ils sont comme tout le monde,
Et qu'ils rougissent dès qu'on les montre,
En vitrine des objets trouvés,
Des spaghettis plein l'cul plein l'nez.
Pendant ce temps,
moi je les vois,
J'me marre je croque une noix de kola.
Tu vois on reste
là à suivre des yeux le pigeon voyageur,
Irréel dans les flammes du feu, danse la gitane aux doigts accusateurs,
Sur la route on se ressemble, on se vieillit...
Tu me dis ces gens c'est toi et moi,
On mastique tous notre noix de kola,
On vaut pas plus que tous les autres,
Une ride de plus en quelque sorte,
On vaut pas plus que tous les autres,
Grain de poussière que le vent emporte.
Allongé
dans mon hamac,
J'écoute chanter les oiseaux,
Un journal bien adéquat,
J'feuillette sous mon grand chapeau.
J'en ai vu des filles paltocs,
Pas l'cap d'la montrer du doigt,
J'en ai vu faire du troc,
Pas l'tact pour prendre son bras.
Je mordille une pastèque,
Rouge tendre à croquer,
Comme le vin d'mon oenothèque,
Faut pas en abuser.
J'ai l'tic pour les trucs branchés,
Dans mon hamac haut perché,
J'ai l'trac dans mon sweet rayé,
Et j'ai peur de m'laisser tomber.
Coûte que coûte, coude à coude,
Pas l'temps faut mètre les bouts,
Pas de conte dans les eaux troubles,
On s'doit tout on s'doit rien.
Avant que tu craques pour cette chanson,
Pense à moi dans mon hamac,
Qui fait sa p'tite provision,
De souvenirs chauds d'la région.
Allongé dans mon hamac,
A ce qu'il fait bon, ce qu'il fait chaud,
Un journal bien adéquat,
J'feuillette sous mon grand chapeau.
Sept heures du
mat sous le soleil,
Il fait chaud, si chaud,
Ferme les yeux,
Perlent les gouttes de sueurs,
Comme dans une machine à vapeur, à vapeur,
N'aie pas peur,
Envie de l'eau, même au milieu de la nuit,
Envie de l'eau, et à chacun ses envies,
Quarante degrés dans ma mémoire, quelque chose déconne,
Plus de morale dans les histoires et à chacun ses paroles.
Dix heures du
mat sous le soleil,
Il fait chaud, si chaud,
Je suis crevé, tu vois,
Plus question de faire marche arrière,
Comme ces nomades en plein désert,
Eteinds la lumière,
Envie de toi, même au milieu de la nuit,
Envie de toi, et à chacun ses envies.
Quarante degrés dans ma mémoire, quelque chose déconne,
Et si j'ai encore un espoir, cette chaleur je la supporte.
Douze heures
passées sous le soleil,
Il fait chaud, si chaud,
Il y a des nuages dans le ciel,
Peut-être l'espoir de voir de l'eau,
Besoin toujours de se rafraîchir,
Glacer les mots les souvenirs,
Quarante degrés dans ma mémoire, quelque chose déconne,
Je finirai quand même par te voir, malgré les vitres embuées.
Quand un ami
frappe à ta porte,
Sauras tu partager son sort,
Seras tu son réconfort.
Quand il crie, qu'il pleure, qu'il dit,
Qu'il en a marre de la vie,
Seras-tu son réconfort.
Quand un ami t'ouvre ses bras,
Qu'il ait chaud ou bien qu'il ait froid,
N'attends pas, danse sa joie.
Qui peut dire, qui peux dire pourquoi,
On s'aime, on s'aime toi et moi,
Qui peut taire nos coeurs et nos rêves.
Autant de temps passé ensemble,
Je sais que jamais tu m'oublies,
Autant de temps, tant pis pour les autres,
Puisqu'on s'aime, ça suffit.
Je connais un ami et quand il frappe à ma porte,
Il chante la vie, comme un cadeau qu'il transporte.
Autant de temps passé ensemble,
Je sais que jamais tu m'oublies,
Autant de temps, tant pis pour les autres,
Puisqu'on s'aime, ça suffit,
Ca suffit pour croire en l'amour,
Histoire de voir le jour.
Je connais un
ami, non vraiment rien ne l'emporte,
Il chante si bien la vie, et tout l'amour qu'il m'apporte.
Ecoute mon ami, écoute, il frappe à ta porte,
Dans la nostalgie, il a le blues qui réconforte.
Autant de temps passé ensemble,
Je sais que jamais tu m'oublies,
Autant de temps, tant pis pour les autres,
Puisqu'on s'aime, ça suffit.
Elle voudrait
qu'on la désigne, elle voudrait qu'on l'aime,
Elle voudrait qu'on la désire, elle veut surtout changer d'air,
Elle lit arlequin, elle prend des notes sur tout,
Elle aime bien les lapins, elle aime dire qu'ils sont jaloux,
Elle ne fait pas confiance aux lumières qu'elle allume,
Elle se marre en silence, quand en cachette, elle fume,
Alors elle traîne, elle traîne sa vie,
Elle traîne, elle traîne sa vie,
Jusque tard dans la nuit et puis, elle s'endort.
Elle voudrait qu'on la désire, qu'on l'emmène au ciné,
Elle aime bien le lèche vitrine, mais elle s'est pas quoi acheter,
Elle trouve son copain sympa,
Mais elle ne sait pas quoi lui dire, quand il vient la voir,
Elle le trouve trop lunatique, et parfois trop bizarre,
Mais elle l'aime, elle l'aime quand même,
Elle l'aime elle l'aime quand même,
Lui au moins il la comprend et puis elle s'endort,
Elle s'endort, elle s'endort, repliée dans son corps,
Elle s'endort, elle s'endort, elle y pense encore, encore.
Elle dit toujours oui quand les autres disent non,
Elle dit que c'est bien d'être en opposition,
Elle ferme les yeux quand il faudrait regarder,
Elle rêve du grand bleu encore avec sa poupée,
Elle dit qu'il n'y à rien à faire, elle sera toujours la même,
Elle aime ses posters et ses tonnes de "je t'aime",
Elle est bien, comme ça elle est bien sûre,
Mais elle rêve, elle rêve, elle fuit ailleurs,
Elle rêve, elle rêve, elle rêve,
Comme ça elle a moins peur de la vie.
Tous les matins
dans son petit studio,
Elle écrit son scénario,
Des phrases oubliées sur un bout de bristol,
Des photos d'enfants sur le mur elle colle.
Tous les soirs elle arrose son géranium,
Elle parle à voix basse au poisson de l'aquarium,
Des phrases sucrées pour une panne de moral,
Des mots griffonnés sur un paquet de gitane.
C'est pas les amis ni l'amour qui lui manque,
Elle sait s'en sortir quand on la dérange,
Elle ne dit jamais rien quand quelqu'un l'appelle,
Quand elle est dans son bain ou qu'elle regarde le ciel.
Elle dit qu'on se connaît trop qu'on serait vite fatigué,
Mais moi je dis que c'est faux et qu'on pourrait essayer,
D'apprendre à marcher sur le même trottoir,
D'apprendre à s'aimer un peu plus chaque soir.
Elle n'écrit pas de poèmes elle dit que ça fait bizarre,
Moi je les écris pour elle et je me couche tard,
Moi je les écris pour elle même si ça fait ringard.
J'ai consulté en toute
confiance,
Le manuel de savoir vivre,
Sur des rythmes techno-dance,
Tu parles, tu parles de t'ouvrir,
Les uns les autres plein le ciel,
Les uns les autres plein yeux,
Les uns les autres plein le ciel,
Et dans ce train de banlieue...
Tous les sourires
sont en pannes,
Ils ont tous le même numéro
Et moi je rêve de la toscane,
Entouré de ces Pinocchio,
Tous menteurs les uns se le disent,
Médisent et se disent à quoi bon,
De toute façon on est dans le même wagon.
J'ai préféré
en toute confiance,
Le savoir dire non,
A toutes les femmes qui s'avancent,
Attirées par les yeux de Cupidon,
Les unes en fers, les autres en pailles,
Des bouts de chairs, des bouts de limailles,
Les unes en fers, les autres en pailles,
Et dans ce train qui déraille.
Tous les sourires
sont en panne,
Ils ont tous le même numéro,
Et moi je rêve de la toscane,
Entourée de ces Pinocchio,
Tous menteurs les uns se le disent,
Médisent et se disent à quoi bon,
De toute façon on est dans le même wagon.
On dirait qu'il
y a des gens qui s'aiment,
On dirait qu'il a des gens,
On dirait qu'il y a des gens qui s'aiment,
On dirait qu'il y a des gens, des gens, qui rêvent.
J'ai rencontré
de toute évidence,
Un amour plein de douceur,
Et cet amour qui tape dans les tempes,
Celui-là même ouvre les coeurs,
D'une pure et sincère délivrance,
Dans ce train qui déraille en silence,
D'une pure et sincère délivrance,
Les rêves sont ceux que l'on pense.
Mme Learing passe
du temps à écrire, sur des bouts de papiers,
Des histoires de souvenirs, enfermés oubliés,
Un à un les mots s'accrochent, suspendus à des rêves,
Des images poly formes, sous l'effet du Tranxène.
Sans souci, Mme
Learing vit,
Sans souci, elle s'enfuit aussi.
Elle voudrait
tout recommencer, quelqu'un d'autre aimer,
Et tout ce temps qui passe ici, enfermé oublié,
Elle dit qu'elle se lasse ici, qu'elle tourne toute la nuit,
Pour laisser une trace, chercher des amis, mais quels amis?
Sans souci, Mme
Learing vit,
Sans souci, elle s'enfuit aussi.
Elle dit :"
je me sens mal, dans ma tête ça tape",
Pilule de Tiapridal, dans un verre d'eau banal,
Remontée comme un robot, à coup de neuroleptique,
Mensonge et placebo, d'une vie de psychotique.
Sans souci, Mme
Learing vit,
Sans souci, elle s'enfuit aussi.
Mm Learing passe
du temps à écrire, sur des bouts de papiers,
Des histoires de souvenirs, enfermés oubliés,
Dans l'oubli, Mme Learing vit
Dans l'oubli, elle se meurt aussi.
9-LA
NUIT ETOILEE
Dis te souviens-tu on cherchait
dans le livre,
Les mots qui parlent du jour,
Du jour où les lampes allumées,
Viendront éclairer le ciel étoilé,
Dis te souviens-tu des mots qui parlent de rien,
Des mots qu'on dit un jour,
Comme on dit en passant,
Salut bonsoir à demain si tout va bien,
Au milieu de la nuit, j'entends les pas de celui...
Dis te souviens-tu
on cherchait un chemin,
Pour peinard la vie continuer,
Comme ceux qui parlent en image,
Ont dans les yeux du sable mouillé.
Pas la peine de fermer les paupières,
Devant les questions qui t'appellent,
Les lumières que tu vois ne sont pas toutes les mêmes,
Au milieu de la nuit j'entends les pas de celui...
Qui marche dans la nuit, dans le temps et qui dit...
Dis te souviens-tu
on passait les rivières,
En se tenant main dans la main,
Chaque jour suffit sa peine,
Pourquoi penser à demain,
Il suffit d'un petit bruit pour qu'on ait peur,
Et puis soudain,
On exige on réclame une main, une cane, un soutien,
Au milieu de la nuit,
J'entends les pas de celui,
Qui marche dans la nuit, dans le temps et qui dit...
Dis te souviens-tu
on passait les rivières,
En se tenant main dans la main,
Chaque jour suffit sa peine,
Pourquoi penser à demain,
Il suffit d'un petit bruit pour qu'on ait peur,
Et puis soudain,
On exige on réclame une main, une cane, un soutien,
Au milieu de la nuit,
J'entends les pas de celui,
Qui marche dans la nuit, dans le temps et qui dit:
"Je peux éclairer ta nuit".
Tous les marchands
d'illusions,
N'ont qu'à bien se tenir,
Y a des places en prison,
Pour ces charmeurs,
Qui nous prennent pour des cons.
Il parait qu'on ressemble aux regards, qu'on nous porte,
Mais jamais la lumière ne passera sous la porte,
Cache cache sous les pierres, on dirait que tu fais exprès,
Attaché sous la terre, encore un de ces cauchemars,
Attachée sous la terre, putain y a en marre.
Céline Rocher - piano sur "le même trottoir"
Philippe Arnaud - batterie
Jean Yves Mathieu - percussions
Lucas Sanchez - guitares
Emmanuel Travier- guitares
Laurence Belling, Emmanuel et Marie-Madeleine Ntob, et Léa K pour les choeurs dans "l'ami", "petite ado", "le hamac".
Arrangements- L. Sanchez .
A celle qui marche sur le même trottoir.